mai 12 19

Le rendez-vous pour une alternative à l'austérité
Meeting de solidarité avec le peuple grec lundi 21 mai

Lundi 21 mai les députés du Front de Gauche rencontreront notre camarade Alexis Tsipras, dirigeant de Syriza, l’équivalent grec du FdG, arrivé en seconde position lors des dernières élections législatives, et en tête des partis se réclamant de la gauche.

Dans la foulée, un meeting de solidarité avec le peuple grec et pour une alternative aux politiques d’austérité en Europe est organisé à 18h30, place Edouard Herriot à Paris. Interviendront :

▪   Alexis Tsipras, dirigeant de la coalition de gauche Syriza qui vient de réaliser une percée exceptionnelle aux législatives en Grèce

▪   Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de Gauche

▪   Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Président du Parti de la Gauche Européenne.

 

Publié dans Dans les luttes, Front de Gauche | Laisser un commentaire
mai 12 17

Carnet de campagne "On ne lâche rien" !
Pique nique citoyen à la Résidence Jean-Zay

Fidèles à la tradition des rassemblements publics en plein air, nous organisions  un pique nique citoyen consacré au logement et tout particulièrement au logement social étudiant. Nous avions donné rendez-vous jeudi 17 mai, à partir de 12h30, devant les bâtiments H et F de la Résidence Universitaire d’Antony.

L’animation s’est faite autour de notre permanence « roulante », un superbe taxi anglais aux couleurs du Front de Gauche, qui circule sur dans les quartiers de la circonscription. Comme durant toute la campagne présidentielle nous voulons faire de notre campagne législative un moment d’éducation populaire. La convivialité, l’échange, les rencontres sont pour les militants du Front de Gauche source d’espoir là où on nous expliquait qu’il fallait se résigner, accepter les poncifs de l’idéologie dominante. Et surtout baisser la tête et ne pas faire de surenchère comme si la droite avait gagné la bataille des idées, en imposant son langage (charges sociales au lieu de cotisation), ses problématiques (celle de la dette et de la faillite des finances publiques), son idéologie avec l’assisté et l’immigré coupables de « profiter du système » quand, dans le même temps, le Président des riches accordait sans compter des cadeaux fiscaux à ses amis du CAC 40 !

Ensemble, ce jeudi, nous avons pu saluer la décision du tribunal administratif de Versailles qui, le 10 mai 2012 (décidément c’est une date qu’on aime bien), a enfin annulé l’arrêté de transfert des biens appartenant au CROUS (résidence universitaire Jean Zay d’Antony et celle de Châtenay) à la Communauté d’agglomération des Hauts de Bièvre dirigée par l’équipe Siffredi-Devedjian. Cette décision, même si elle arrive tardivement, rappelle à qui l’aurait oublié qu’on ne gagne rien sans lutter. Au Front de Gauche, les paroles de la chanson « On ne lâche rien », s’accompagnent d’actions comme celle que nous venons de remporter, tous ensemble, avec l’AARUA et les élus d’opposition. La résistance commence par refuser rationnellement « l’évidence » des commentaires  tels que « il n’est plus possible de réhabiliter les bâtiments », « il faut démolir la RUA », « on ne gagnera pas en justice contre Devedjian et l’UMP », qui masque souvent la résignation avant le combat. Et elle se poursuit par les luttes sociales et citoyennes. Bref, nous sommes fiers au Front de Gauche d’avoir participé à redonner à beaucoup le goût de la politique. Avec à la clé l’émergence d’une gauche sans concession, sans complexes, fière d’assumer un projet d’émancipation.

Car la bataille politique pour la réhabilitation d’ensemble de la RUA Jean Zay est une bataille de longue haleine. Il faut dire que cela fait des lustres presque que P. Devedjian veut détruire la RUA… En 1988, déjà !!!) P. DEVEDJIAN avait exprimé ses « sentiments » vis-à-vis de la RUA la cataloguant comme un des handicaps de la ville dans une interview au journal local de droite « Antony d’Abord N°70 du 2 février 1988 : P. Devedjian à la question « va-t-elle (la RUA) disparaître »?  répond : « Il est prématuré de parler de cela et je n’ai pas de projet. Mais il est vrai que cette cité appartient aux handicaps dont je parlais… ». L’année d’après en 1989, la majorité municipale de droite fait voter en conseil municipal une ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) sur le bâtiment C pour le détruire. Les étudiants se mobilisent contre cette opération qui est cette fois bloquée par le CROUS et l’État, qui engagent des crédits pour la réalisation de travaux sur la plupart des bâtiments. La RUA était promise à réhabilitation dans le Contrat de Projet Etat/Région 2000-2004. Mais c’était sans compter sur la capacité de P. Devedjian à l’époque député et maire d’Antony pour que le dossier n’aboutisse pas. Car ayant toujours eu pour objectif de récupérer les terrains afin de réaliser sur ceux-ci de juteuses opérations immobilière, il fallait à tout prix laisser se dégrader la situation pour ensuite justifier des démolitions car les bâtiments seraient devenus « dangereux », « trop coûteux à rénover »… Comme dit l’adage « Pour pouvoir justifier de tuer votre chien, d’abord l’accuser d’avoir la rage… »

Depuis on connait l’histoire. Devedjian en 2004 tente un nouveau joker pour récupérer les terrains de la RUA, en ajoutant un article à la loi « relative aux libertés et responsabilités locales » qu’il fait voter en tant que ministre et qui stipule « Les biens appartenant à l’État et affectés au logement des étudiants sont transférés (..) aux communes ou aux établissements publics de coopération intercommunale qui ont demandé à assumer la charge de la construction, de la reconstruction, de l’extension, des grosses réparations et de l’équipement des locaux destinés au logement des étudiants. Ce transfert se fait à titre gratuit .. »

 

Bien sur dans la loi nulle part il n’est écrit dans la loi   »démolition ». Mais qu’importe puisque c’est l’objectif. Et durant les 3 années où les élus UMP auront eu la possession de cette résidence, leur bilan sonnant et trébuchant c’est un bâtiment détruit (548 chambres), un second muré (91 T2 de 27m2) et en cours de démolition et en projet au moins deux autres menacés…

Aujourd’hui la résidence Jean Zay se vide de ses étudiants, d’autant que la direction actuelle du CROUS a accompagné cette désertification des lieux en limitant les admissions et réadmissions et en aidant même à expulser. Pendant ce temps le collectif dont sont membres les élus du Front de Gauche a défendu et porté le projet de réhabilitation d’ensemble (un contre projet existe, des partenaires comme la Région sont prêts à participer financièrement à la condition que l’on arrête de démolir), car en Ile de France tout particulièrement nous manquons de logement social étudiant.

Loger les jeunes issus de milieux populaires est une mission de services publics à laquelle nous sommes attachés. Le logement social étudiant est un des volets d’une politique éducative en faveur de l’égalité des droits. Il y a urgence pour l’Etat a investir ce dossier nous voulons inverser la courbe actuelle qui fait qu’il y a de moins en moins de jeunes issus de milieux défavorisés qui accèdent à l’enseignement supérieur (chiffre est en recul de 4 points sous le quinquennat de Sarkozy). Parce que nous n’admettons pas qu’en 2012 les étudiants  « galèrent » pour se loger et soient, dès leurs premières années dans le post-bac, obligés de travailler au détriment de leurs études. Parce qu’il n’est pas acceptable que certains d’entre eux soient même poussés à renoncer à leurs études, faute de moyens décents pour vivre et étudier, les élus et futurs élus du Front de Gauche a l’Assemblée nationale feront de ce dossier un des enjeux de cette mandature. Bref, la bataille des idées et des projets a enfin commencé, avec un premier succès. Elle ne s’arrêtera pas, car si la défaite de M. Sarkozy était indispensable, pour le logement social étudiant et pour donner un avenir à la RUA, beaucoup reste à faire.

A ce pique nique citoyen et social nous avons aussi rappelé notre attachement à l’œuvre de Jean Zay, ministre du Front populaire qui fit tant pour la jeunesse, résistant assassiné par la milice en Juin 1944. Moment de convivialité qui se veut aussi un appui à toutes et tous ceux, étudiants, résidents, riverains, citoyens, élus qui prennent leur part dans cette bataille !

Publié dans Antony, Dans les luttes, Front de Gauche, Hauts-de-Seine | Laisser un commentaire
mai 12 16

Avec RESF, pour la régularisation des jeunes majeurs scolarisés !
Janat, Aïcha et tous les autres

Pierre Ouzoulias, Pascale Le Néouannic, Marie Hélène Amiable aux côtés de Richard MoyonA l’initiative d’Armelle Gardien et de Richard Moyon, militants du réseau RESF, un rassemblement était organisé en début d’après midi ce mercredi 16 mai, devant la sous-préfecture d’Antony pour rappeler à notre nouveau Sous-préfet qu’il n’était plus là pour appliquer les directives d’un pouvoir démis par les urnes. Nombreux étaient les lycéens, parents d’élèves, enseignants et élus à avoir fait voulu être présents pour rappeler au nouveau venu qu’il s’est passé quelque chose en France avec la défaite de Sarkozy. Il est temps que cesse la « chasse aux sans papiers ».

M. Jean Pierre GUARDIOLA, successeur de M. Bernard Bouloc au poste de sous-préfet d’Antony et de Boulogne, par ses premiers actes a de quoi inquiéter. En effet s’il a certes reçu le 7 mai une délégation d’élus qui accompagnaient la CPE du lycée Jean Monnet (Montrouge) et un militant RESF venu l’entretenir de la situation de Janat Mankarus, élève du lycée de Montrouge, Egyptienne copte qui se trouve maintenant sans papiers et sans ressources, c’est pour leur signifier qu’il n’entendait rien faire. La situation humaine très difficile que vit cette femme majeure a laissé M. Guardiola de marbre tout comme celle des autres lycéens sous le coup d’OQTF que la délégation a vainement tenté d’évoquer.

Le Front de Gauche s’est toujours battu aux côtés du Réseau Éducation Sans Frontières et comme Conseillère régionale, je suis régulièrement intervenue pour dénoncer et me battre contre les expulsions et la rétention de jeunes sans-papiers. Dès 18 ans passés, c’est le couperet ! Pour mettre fin à ces politiques qui font vivre les lycéens sans-papiers dans la peur quotidienne de ne pas pouvoir retourner à l’école le lendemain, le Front de Gauche juge nécessaire que le nouveau pouvoir abroge les lois successives sur l’immigration et annule la circulaire Guéant qui impose des conditions drastiques (y compris financières, c’est une sélection par l’argent!) aux étrangers pour pouvoir accéder à l’Université.

C’est donc tout naturellement que dans cette lutte exemplaire mené pour faire reconnaître les droits des étrangers dans notre pays, avec Marie Hélène Amiable, députée maire de Bagneux nous sommes, toutes les deux, intervenues pour rappeler l’urgence à la refonte du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Pour nous il s’agit de décriminaliserons le séjour irrégulier et ici dans l’arrondissement d’Antony, d’exiger du nouveau sous préfet qu’il examine sur le fond les dossiers de régularisations des jeunes majeurs scolarisés dans les lycées du secteur et de leurs familles.

A Antony, même au temps du sarkozysme triomphant, la population, les jeunes, les lycéens, les enseignants, les parents d’élèves et les élus du département et des arrondissements d’Antony et de Boulogne ont su imposer le respect d’un minimum de décence et obtenir un certain nombre de régularisation de ces jeunes étrangers sans papiers. Aujourd’hui notre nouveau sous-préfet ne semble pas avoir compris qu’il y a eu un changement de majorité politique dans notre pays. Peut-être son parcours (avant d’être quelques mois sous-préfet de St-Nazaire, il avait passé de longues années, chargé de l’asile au ministère de l’intérieur sous MM. Sarkozy, Hortefeux et Besson !) le pousse-t-il a conserver une posture d’ancien régime. Mais qu’il sache que nous ne laissons pas faire n’importe quoi. Nous ne lâcherons rien !

Publié dans Antony, Dans les luttes, Front de Gauche, Hauts-de-Seine, Libertés & Laïcité | Laisser un commentaire